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LE CORPS ET SA DIMENSION DANS LE CHRISTIANISME ORTHODOXE [1]

 

 

               Par Yvan Pailhès enseignant à l’université Paul Cézanne III et à l’école de Notariat.

 

 

L’église orthodoxe a une approche originale du corps qui n’est toute fois pas exclusive des conceptions des autres églises chrétiennes.

 

Le corps a une place centrale et fondamentale qui est liée à la création du monde par Dieu, dans la mesure où selon le théologien Paul Evdokimov[2]. « L’Homme est un projet vivant de Dieu ».

 

Pour l’église orthodoxe l’Homme est intimement lié à la création, il en est l’élément essentiel et toute la création a été faite pour lui. Il y a un anthropocentrisme comme il y a un théocentrisme, et l’Homme ne peut être perçu que dans et par sa relation avec Dieu et dans la perpétuelle création de l’univers par Dieu, car Dieu crée le monde maintenant et toujours.

 

Pour l’orthodoxie l’univers entier est issu de Dieu. Le mot Hébreux « Bereschit » que l’on traduit généralement par « Au commencement », est traduit en grec dans la septante par « en Arkhei », et c’est dans un sens souvent instrumental et non temporel qu’il est pris, Arkhei est alors le Principe par lequel Dieu agit et c’est dans ce sens que l’entendent Origène et St Irénée, qui traduisent « en Arkhei » par « dans le Principe », c’est-à-dire, le Logos[3].

 

 

 

L’univers est issu de Dieu, car Dieu par le Logos est présent en tout, et toute chose est en Dieu.

Pour les pères grecs de l’église toutes les théophanies[4] de l’ancien testament sont des manifestations du Christ pré-incarné, Dieu, le Logos éternel, et tout est en Lui. On trouve dans la liturgie l’expression « par Toi, avec Toi et en Toi », ce qui fait du monde un sacrement de la divine présence. S’agit-il pour autant d’un panthéisme ? Non, car il n’y a pas d’identification entre Dieu et l’univers. Dieu est à la fois immanent et transcendant, et s’il est présent en toute chose, il est en même temps au dessus et au-delà de toute chose.

 

Toute la théologie mystique de l’église d’Orient repose sur ce principe.

La transcendance absolue de Dieu fait que nul ne l’a jamais vu si ce n’est le fils, ainsi que le proclame St Jean dans son Evangile et c’est Dieu le Père, Dieu dans son unité absolue et impénétrable[5].

 

Mais alors comment peut-Il se manifester ? St Grégoire Palamas[6] fait une distinction dans cette unité de Dieu entre ce qu’il appelle « son essence » et ses énergies. « Dieu, écrit-il, est infiniment transcendant, c’est son essence, mais Il est également inépuisablement immanent dans ses énergies, et par celles-ci Il est le cœur, le noyau de toute chose et la création est parfaite ».

 

La genèse nous dit qu’au 6e jour Dieu vit toutes les choses qu’Il avait faites : elles étaient très bonnes[7] (c’est la traduction française contestable de la septante). Ce versé est l’excellence de la création en fait la traduction en grec, par la septante, de l’hébreux « töb » est « Kalos », c’est à dire beau, et il n’a pas le sens restrictif de bon qui évoque une qualité morale et donc limitative, mais d’harmonie, de beau, qui est une causalité car avant d’être bon dieu est beau et il y a dans l’idée de beauté non un sens purement esthétique, mais d’ordre, d’accomplissement et de perfection, c’est d’ailleurs ainsi que Platon considère le cosmos[8] et que ne donne que très imparfaitement le mot bon.

 

C’est également ainsi que l’ont vu Philon d’Alexandrie, Didyme et les Pères grecs qui insistent sur le bel ordonnancement de la création, produit par dieu dans ses énergies.

 

Les énergies ne doivent pas être considérées comme un intermédiaire entre Dieu et le monde, ni un don qu’Il nous confère. Elles sont Dieu lui-même en action et chaque énergie incréée est Dieu lui-même dans son indivisible totalité, non pas lui en partie, mais lui en totalité.

 

« Dieu, écrit Grégoire Palamas[9], est Être et Non-être, Il est partout et nulle part, Il a de nombreux noms et Il est innommable, Il est en perpétuel mouvement et Il est immuable, Il est absolument tout et rien de ce qui est ». St Maxime Le Confesseur dira la même chose.

 

Pour les Pères néptiques on peut toujours remonter au Créateur par la création et l’Homme lui-même procède de cette divinité de Dieu.

 

St Cyrille d’Alexandrie proclame : « L’Homme est l’image couronnée de Dieu ». Et en effet la Bible nous rapporte que Dieu a créé l’Homme à son image et à sa ressemblance. Il ne s’agit pas d’un reflet car, d’une part, il a été crée le 6e jour, à la fin de l’œuvre de Dieu, et il récapitule en lui la création en son entier, et, d’autre part, il participe des énergies de Dieu.

 

Selon st. Grégoire de Nysse Il y a dans l’homme l’impulsion surnaturelle et innée d’un désir qui le porte vers le beau et l’excellent et dans sa nature l’amour impassible et heureux de cette image, intelligible et bienheureuse dont l’homme est l’imitation.

« la beauté divine ne tire pas sa splendeur de quoique ce soit d’extérieur, mais elle consiste dans une béatitude ineffable …nous créant à son image, dieu a voulu nous parer de couleurs qui rappellent sa propre beauté, afin que l’image de sa souveraineté soit perçue en nous »[10].

 

Et saint Grégoire de Nysse rajoute « l’image est le christ et l’image de l’image est l’homme ». Par un dépassement continuel dans la foi « l’image de l’image » ressemblera de plus en plus à l’image.

 

Pour St Grégoire Palamas, « ceux qui en sont dignes jouissent d’une union avec Dieu qui est la cause de tout. Dieu tout en demeurant tout entier en Lui-même, habite tout entier en nous et nous communique non pas sa nature, mais sa gloire et son éclat [11]».  

 

L’Homme est corps et âme. La Bible comme le christianisme orthodoxe ont une vision moniste de l’Homme, c’est l’unité du corps et de l’âme conçue comme une seule réalité.

La chute n’est pas le fait du corps, saint Irénée de Lyon[12], en accord avec l’anthropologie biblique affirme que l’Homme corps et âme[13] ne forment qu’une seule personne, et sont une seule unité.

 

St Jean Climaque, qui fut higoumène du monastère Sainte Catherine au Sinaï, écrit : « Je suis lié au corps pour toujours, ce n’est pas un malheur, mais une chance »[14].

 

Il n’y a pas eu déchéance de la nature humaine, le corps n’est pas souillé, il n’est pas devenu infâme lors et par la faute commise par les premiers parents, Adam et Eve. Ce n’est pas le corps qui est en cause.

Tertullien clamera que la chair est l’axe du monde.

 

Le Christ endossa non seulement une âme humaine, mais aussi une chair humaine, car le salut concerne l’Homme dans sa totalité, le corps aussi bien que l’âme.

 

Même si le corps peut apparaître un fardeau dans la mesure où il n’est plus dans ses conditions naturelles d’avant la chute et que l’Homme doit gagner son pain à la sueur de son front, ce que les Pères grecs interprètent comme l’obligation du travail spirituel pour recouvrer l’état d’innocence primordiale et atteindre, après, la déification, c’est-à-dire l’union avec Dieu dans ses énergies finalité de la théologie orthodoxe. Mais union sans qu’il y ait confusion entre Dieu et l’homme déifié.

 

Le séparation de la mort n’est pas irréversible, mais temporaire puisqu’il y aura réunion lors de la résurrection du corps et de l’âme, Le Christ ressuscité n’est pas un esprit, sa résurrection concerne son corps, son âme et son esprit, et son ascension c’est celle de Dieu fait homme, de l’homme dieu dans sa plénitude, vrai dieu et vrai homme.

Saint Luc[15]rapporte l’apparition de Jésus, peu avant son ascension, à ses disciples, dubitatifs et craintifs pensant voir un esprit « pourquoi vous troublez-vous leur dit-il,… Regardez mes mains et mes pieds, et reconnaissez que c’est moi-même ; touchez, et considérez qu’un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai. Après avoir dit cela il leur montra ses mains et ses pieds…Il leur dit avez-vous ici quelque chose à manger ? et il lui présentèrent un morceau de poisson rôti et un rayon de miel. Il en mangea devant eux ; et prenant les restes, il les leur donna ».

C’est cette même résurrection du corps qui est inscrite dans le symbole de la foi de Nicée Constantinople lu et chanté au cours des offices[16], fondement doctrinal du christianisme, essence de l’enseignement de l’église orthodoxe.

 

Le corps promis à la résurrection est le fondement de l’interdiction d’incinérer les cadavres posée par l’église orthodoxe, position sur laquelle elle demeure très stricte.

 

D’ailleurs, si le corps était impur, Dieu ne se serait pas incarné, et cela signifierait que le monde, la création, ne serait pas parfait et, par conséquent, Dieu non plus, ce qui est totalement étranger et contraire à l’orthodoxie, et relève de l’hétérodoxie.

 

Il est vrai que St Paul semble accepter une opposition entre la chair et l’esprit.

En fait, St Paul ne considère pas la chair comme équivalente au corps, il ne fait pas un amalgame puisqu’il attribue à la chair des choses qui ne sont pas le corps tels, par exemple, les dissensions, le sentiment d’envie, la scission, la colère, l’apathie, en fait des sentiments qui n’ont absolument rien de corporel mais relèvent de l’âme, ce qui peut faire que l’âme devienne charnelle et c’est cette chair et non le corps qui doit être crucifiée.[17]

Ainsi pour Paul le corps peut devenir spirituel comme l’esprit peut devenir charnel. « Ne savez-vous pas, écrit-il, que votre corps est au contraire le temple de l’esprit saint, glorifiez donc Dieu (par votre corps) dans votre corps »[18].

St Maxime Le Confesseur précise : « Par nature, l’Homme reste entièrement Homme dans son âme et dans son corps [19]».

Olivier Clément définit le corps ainsi « Ni chose, ni outil, mon corps c’est moi au monde, moi aux autres »[20] .

 

Le corps n’est pas cause de mort. La théologie orthodoxe met toujours l’accent sur la vie et non sur la mort. A Pâques le Tropaire[21] de la résurrection est maintes fois chanté : « Christ est ressuscité des morts, par la mort il a vaincu la mort. A ceux qui sont dans le tombeau il a donné la vie », et dans l’Homélie de St Jean Chrysostome[22], lue pendant l’office des matines de paques, Chrysostome reprend St Paul : « O Mort où est ton aiguillon, enfer où est ta victoire ? Le christ est ressuscité et tu as été précipité… le christ est ressuscité et la vie a retrouvé ses droits… et il n’y a plus de mort au tombeau car le christ ressuscité des morts est devenu prémices des défunts ».

 

 

Mais alors qu’elle est la finalité de l’Homme et du corps ? St Grégoire de Nazianze parle de l’Homme comme d’un « zôon theoumenon »[23], c’est-à-dire, d’un animal en voie de déification, créé à l’image de Dieu, il participe de la nature divine. Dans l’orthodoxie il n’y a pas de séparation radicale et définitive entre la créature et le Créateur.

L’Homme est l’icône parfaite de Dieu, c’est pour cette raison que le célébrant encense individuellement tous les présents dans l’église, car, image de Dieu, il participe de ses énergies.

 

Le Christ, citant le psaume 81 (82) le rappelle : « N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit que vous êtes des Dieux »[24] et encore dans sa prière au Père : « Afin que tous ensemble ils soient un, comme Vous, mon Père, Vous êtes en moi, et moi en Vous, qu’ils soient de même un en nous [25]».

La seule vocation de l’Homme c’est la déification. « L’Homme, disait St Basile, est une créature qui a reçu l’ordre de devenir Dieu »[26]. Et cette déification concerne l’âme est le corps.

St Grégoire Palamas[27] affirme que « lorsque l’on dit que Dieu a fait l’Homme à Son image, le mot « Homme » ne signifie ni l’âme en elle-même, ni le corps en lui-même, mais les deux ensemble ».

« L’Homme parfait, écrit St Irénée de Lyon, c’est le mélange et l’union de l’âme qui a reçu l’esprit du Père et qui a été mélangée à la chair modelée selon l’image de Dieu[28] ».

 

Et cette participation du corps et de l’âme dans une unité parfaite se retrouve lors de la transfiguration du Christ.

Le récit testamentaire[29] nous rapporte : « 6 jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère et les amène, à l’écart, sur une haute montagne, et il fut transfiguré devant eux. Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme de la lumière ».

Ce n’est pas une vision intérieure, mais physique, visible par les yeux du corps. Et c’est une constante dans l’église orthodoxe et la marque ou plutôt une des marques de la déification.

 

Le plus célèbre des saints russes connus en occident c’est St Séraphim de Sarov qui vécu de 1759 à 1833, et dont un de ses amis a relaté[30] ses divers entretiens et rencontres avec lui. Un jour en pleine forêt saint Séraphim fit participer Motovilov, un de ses amis, à sa transfiguration. Ce dernier écrit dans ses mémoires : « Des foudres jaillissent de vos yeux, votre visage est devenu plus lumineux que le soleil, je ne puis vous regarder, mes yeux me font trop mal ».

 

Il ne s’agit pas d’extase, nous ne sommes pas dans le néo-platonisme, que ce soient Séraphim, Motovilov ou le Christ, ils restent dans le monde, ils sont totalement conscients, ils discutent.

 

La lumière ou le feu, car on trouve les deux mots, qui émanent des saints et les enveloppent comme la nuée sur le temple qui est la présence de Dieu, la « Shekinah » en hébreux, ce sont les énergies incréées de Dieu pour l’église orthodoxe. Pour St Siméon le nouveau théologien, St Grégoire Palamas ou encore St Jean Climaque[31] pour ne citer que ceux-ci, l’expérience de la lumière divine est le couronnement de la vie de prière, c’est la déification.

 

Cette transfiguration n’est pas propre au christianisme orthodoxe, c’est le cas de Moïse « lorsque Moïse descendait de la montagne… l’aspect de son visage était resplendissant…il du se couvrir le visage d’un voile »[32].

 

Les apophtegmes des pères de désert, font de nombreuses mentions de cette expérience des énergies divines, que ce soit sous la forme de lumière ou de feu, cas de St Arsène le Grand, Abbas Sisoes, Abbas Pambo ou St Macaire, etc., tous connurent cette transfiguration.  

 

Dans la tradition russe outre St Séraphim de Sarov, cette transfiguration est rapportée pour St Serge Radonége (XIVe), les starets[33] d’Optino et Mère Barbara, disciple des starets d’Optino, que j’ai personnellement connue à Jérusalem et qui en 1975, nous étions alors plusieurs amis présents lors de cette visite, nous a rapporté « les prédictions » qui lui avaient été faites par les starets d’Optino en 1906 et 1910 et qui se sont réalisées, ce qui nous avaient énormément surpris.

 

Dans le nouveau Testament c’est bien évidemment la transfiguration du Christ, mais également le feu de la Pentecôte.

 

Le corps tient un rôle important dans la déification, mais lors de la transfiguration du Christ, ce n’est pas seulement le corps qui est transfiguré, mais également les vêtements. C’est en fait le Cosmos lui-même qui est concerné. D’ailleurs le sacrifice du Christ ne concerne pas seulement l’homme mais l’univers dans sa totalité, Adam selon une interprétation de la cabale judéo-chrétienne représente l’espace lui même constituant la croix par excellence.

 

Au point de vue purement humain la déification concerne non seulement l’âme, mais implique le corps.

 

Pour St Maxime Le Confesseur le corps est déifié en même temps que l’âme.

 

Le corps occupe bien une position centrale dans l’orthodoxie, et ce n’est pas le salut, le pardon qui est au cœur de la spiritualité orthodoxe, mais la déification de l’Homme dans son intégralité, et le sacrifice du Christ c’est le sacrifice de Dieu qui fait l’homme sacré[34], ainsi que le clament tous les pères grecs, St Maxime Le Confesseur, St Athanase, St Irénée, St. Grégoire Palamas, le père Païsy abbé du monastère Saint Michel Archange des Tchérémisses près de Kazan (mort en 1883), et bien évidemment le père Païsi Velitchkovsky[35], souvent appelé le nouveau Grégoire Palamas, à l’origine de la propagation de l’hésychasme en Russie au XIX° siècle[36], et bien sur tous les pères néptiques, c’est-à-dire, tout le courant hésychastes[37].

 

Et cette déification doit avoir lieu du vivant même de l’Homme maintenant et toujours.  

 

 

 

 

 

 


BIBLIOGRAPHIE

 

OUVRAGES :

 

Les saintes écritures :

 

Septante, Genèse, éd. Cerf 1986.

St. Jean, Biblia sacra, trad. Le Maistre de Sacy, éd. Dominique Martin Morin, 1978.

St. Paul, épître aux galates.

St. Paul, épître aux Corinthiens.

 

Théologie générale :

 

O. Clément, Corps de gloire et de mort, éd. Desclée de Brouwer, 1995.

P. Evdokimov, La connaissance de Dieu selon la tradition orientale, éd. Xavier Mappus, Lyon 1967.

I. Gorianoff, Séraphim de Sarov, coll. Spiritualité orientale, n° 1, 1973, éd. Abbaye de Bellefontaine

V. Lossky, Théologie mystique de l’église d’orient, éd. Aubier, 1960.

Récits d’un pèlerin russe, anonyme du XIX ème siècle.

 

Patristique grecque :

 

Saint Denys l’aréopagite, la hiérarchie céleste, trad. M. de Gandillac, coll. Sources chrétiennes, éd. du Cerf, n° 58 bis.

St. Jean Chrysostome, Homélies P.G.

St. Jean Climaque L’échelle sainte, P.G.

St. Grégoire de Nazianze, Oratio, P.G.

St. Grégoire de Nazianze, Louange de St. Basile, P.G.  

St. Grégoire de Nysse, Création de l’homme, éd. cerf.

St. Irénée, Contre les hérésies, éd. cerf 1991.

St. Irénée, Démonstration de la prédication apostolique, Sources chrétiennes n° 62, éd. Cerf, 1971.

St. Maxime le confesseur P.G. XCI

St. G. Palamas, Triades, éd. et trad. J. Meyendorff, Louvain, 1960.

Païsi Velitchkovsky, Le rouleau de parchemin, contenant six chapitres sur La prière du cœur, trad. C. Lopez-Ginisty, éd. Paix, Monastère Orthodoxe Saint-Nicolas de la Dalmerie 1979.

 

Ouvrages philosophiques :

 

Platon, Timée et République, éd. Garnier Flammarion 1969.

 

 



[1] Conférence prononcée par Yvan Pailhès, enseignant à l’Université Paul Cézanne III et à l’Ecole de Notariat, lors des 2 èmes Rencontres internationales sur le corps et son image du 12 mai 2006. Publié par les PUAM (Presses Universitaire Aix-Marseille).

 

[2] P. Evdokimov, La connaissance de Dieu selon la tradition orientale, éd. Xavier Mappus, Lyon 1967, page 31.

[3] Logos, ou, la parole, au sens religieux c’est la verbe divin, la parole créatrice en fait dieux dans son acte créateur.

[4] La théophanie c’est la manifestation de Dieu.

[5] Saint Denys l’aréopagite, la hiérarchie céleste, trad. M. de Gandillac, coll. Sources chrétiennes, éd. du Cerf, n° 58 bis. V. Lossky, Théologie mystique de l’église d’orient, éd. Aubier, 1960.

[6] G.Palamas, Triades, éd. et trad. J. Meyendorff, Louvain, 1960.

[7] Septante, Genèse, chapitre 1, versé 8. éd. Cerf 1986.

[8] Platon, Timée et République.

[9] Saint Grégoire Palamas, opus Supra, p.288, note texte grec 38.

[10] Saint Grégoire de Nysse, Création de l’homme, chapitre V, éd. cerf.

[11] G.Palamas, Triades, I, 3, 33. opus Supra.  

[12] St. Irénée, Contre les hérésies, éd. cerf 1991, et Démonstration de la prédication apostolique, Sources chrétiennes n° 62, éd. Cerf, 1971.

[13] « … l’homme est un animal composé d’une âme et d’un corps… » St Irénée, Démonstration opus Supra p. 29.

[14] St Jean Climaque L’échelle sainte, P.G.

[15] St. Luc, chapitre XXIV, 36-43, Biblia sacra, trad. Le Maistre de Sacy, éd. Dominique Martin Morin, 1977.

[16] Il s’agit du credo dans le rite latin.

[17] St. Paul, épître aux galates 5-21.

[18] St. Paul, épître aux Corinthiens I, 6, 19-12.

[19] St. Maxime le confesseur P.G. XCI

[20] O. Clément, Corps de gloire et de mort, éd. Desclée de Brouwer,1995.

[21] Les tropaires sont de courtes compositions propres à chaque fête.

[22] St. Jean Chrysostome, Homélies P.G.

[23] St. Grégoire de Nazianze, Oratio, 38, 11, P.G.

[24] St. Jean, chapitre X, 34-35, Biblia sacra, trad. Le Maistre de Sacy, éd. Dominique Martin Morin, 1978.

[25] St. Jean, chapitre XVII, 21, opus Supra.

[26] St. Grégoire de Nazianze, Louange de St. Basile, P.G. 36, 560 A

[27] St Grégoire Palamas, opus Supra. Et P.G. CL, 1361 C ;

[28] St. Irénée, contre les hérésies, opus Supra, p. 582.

[29] St. Mathieu Chapitre 17, versé 1-2, éd. et trad. Opus Supra.

[30] I. Gorianoff, Séraphim de Sarov, coll. Spiritualité orientale, n° 1, 1973, éd. Abbaye de Bellefontaine, p. 126

[31] Klimax , l’échelle en grec, ce nom lui a été donné à la suite de son livre l’échelle des vertus.

[32] Exode, chapitre 34, 29-35, Septante opus Supra.

[33] Starets est la traduction en russe du grec Gérontes qui signifie ancien ils ont un rôle de maître spirituel par l’expérience spirituelle qu’ils ont, ils sont lié à l’hésychasme, qui est la voie de déification par la prière du cœur ou prière de jésus « Seigneur Jésus Christ fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur ».

[34] Sacrifice, du latin Sacer facere, faire sacré.

[35] Païsi Velitchkovsky, Le rouleau de parchemin, contenant six chapitres sur La prière du cœur, trad. C. Lopez-Ginisty, éd. Paix, Monastère Orthodoxe Saint-Nicolas de la Dalmerie 1979.

[36] Ce renouveau spirituel concerna toutes les couches de la population russe et notamment les plus humbles.

[37] Pour avoir une idée sur l’hésychasme l’excellent petit ouvrage, Récits d’un pèlerin russe, anonyme du XIX ème siècle.