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Note sur les méthodes d'exégèse Kabbalistique

La kabbale judéo-chrétienne II

Yvon PAILHES©

Enseignant chercheur

Université Aix-Marseille

Ecole de notariat

Suite I

 

Pour illustrer ce propos, je choisirai l’utilisation du nombre 5 dans la construction, avec toutes ses variantes et leur signification kabbalistique, issue de la Thora et exprimant le symbolisme des proportions numériques.

Prenons comme exemple la serrure qui ferme la porte de l’édifice.

 

La représentation de la serrure dans la symbolique kabbalistique s’exprime de la façon suivante :

 

1)le nombre du nom hébreu de Dieu : Ie Ho Va H, 10+5+6+5=26

+

 

2) le nombre du nom hébreu d’Adam : A Da M  = 45

+

 

3) le nombre du patriarche Hénoch hypostase du Verbe, He N O Ch  = 84

+

4) le nombre du mot cacher = 39

 

Si on additionne ces nombres et les noms correspondants, on obtient 45 + 39 = 84 et

84 + 84 = 168 somme des nombres impairs de 3 à 26 (26 nombre du nom IeHoVaH,  le tétragramme). 

Si on ajoute ce nombre, 168 à celui représentant le cercle 360 on obtient 528, valeur du mot MaPhTach qui signifie la clef.

En  ajoutant le nombre ordinal du mot qui signifie la porte, daleth, on obtient 532, chiffre qui résulte de la combinaison du cycle solaire de 28 ans et du cycle lunaire qui est de 19 ans et qui est aussi la valeur numérique des deux mains de l’homme regardé comme microcosme, « petit monde », dans lequel viennent se refléter les harmonies de l’univers.

La main comprend 5 doigts, et 14 phalanges, si on y ajoute les 5 ongles cela fait 19, en multipliant ce nombre par le nombre de phalanges des deux mains, soit 28, on trouve 532 qui, en l’espèce, correspond à l’union des deux mains que l’on trouve dans le symbolisme artisanal et notamment compagnonnique.

La porte de l’édifice et la clé représentent l’idée d’équilibre exprimée par le mot hébreu BeTheCel symbole de l’équilibre ou de l’harmonie par excellence.

532 est également l’addition de nombre de BeTheL (432) et de MaLL (100) représentant la vierge et l’épi que l’on met traditionnellement entre ses mains, dans la religion hébraïque, c’est-à-dire l’alliance de la pureté et de la plénitude maternelle ou fécondité spirituelle, (représentant en finale la vierge et l’enfant, le verbe fait chair).

Mais 532 est aussi, dans la langue chaldéenne, celle des premières organisations ouvrières connues, le nombre des deux mains serrées[1], signe de l’artisan uni à ses frères par l’amitié, à son maître par l’amour et le respect.

532 est également le nombre du cheval, du Chevalier Hospitalier, guerrier et poète, le nombre de la balance et de la Vierge à l’Épi.

Tous les quatre ensembles forment quatre vierges, quatre roues, quatre chevaux, quatre unions de mains d’où naît le nombre 16 indiquant la prophétie ou la force divine.

532 est enfin, le nombre associé au nom du Sauveur, principe de l’union inaltérable, synonyme d’unité, de distinction, d’amour et de travail.

La science des nombres, connaissance essentielle de l’architecte, du maître, est donc la synthèse de tous les autres arts dont la connaissance est nécessaire à tout ouvrier[2] pour l’accomplissement de l’œuvre.

A suivre...



[1] Voir supra.

[2] Par ouvrier il faut entendre celui qui accomplit une œuvre, moyen de dépassement et de réalisation spirituelle faisant de lui un Co-créateur avec Dieu, dans et selon les dessins de Dieu, ce qui est loin de l’ouvrier actuel qui n’est hélas qu’un simple instrument, un prolétaire en donnant à ce mot son sens originel sans aucune connotation péjorative.