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ABREGE GRAMMATICAL ET ORTHOGRAPHIQUE

 

ELEMENTS DE GRAMMAIRE ET D’ORTHOGRAPHE A L’USAGE DES ETUDIANTS

 

Par Yvon Pailhès

 

 

Enseignant à l’Université « Aix-Marseille Université »

INTRODUCTION

 

L’idée de l'élaboration d'une grammaire est née de deux constatations que onze années d'enseignement dans les universités n'ont fait que confirmer.

 

Il s’agit tout d'abord de la totale ignorance, de l’absence de maîtrise, non seulement de l’orthographe mais encore de l’expression écrite, sans parler de la culture, des bacheliers entrant dans les Facultés.

 

Nous sommes confrontés à un véritable illettrisme des étudiants, dont l'enseignement primaire et secondaire porte la lourde responsabilité. Le niveau des étudiants ne fait que baisser et la chute devient exponentielle[1]. Ce constat de carence ne signifie évidemment pas que les étudiants soient moins intelligents que par le passé : ils sont seulement victimes de l’enseignement primaire et secondaire, ainsi que ne cesse de le rappeler, chaque année, le professeur Ch. Atias.

 

Des générations d’élèves sont sacrifiées sur l’autel de la démagogie, de la sottise, de la suffisance et des expériences pédagogiques délirantes (méthode globale, semi-globale, suppression des dictées, plus de poésie, plus de textes appris par cœur, etc., etc., etc.).

.

Les Instituteurs dans leur ensemble ont failli à leur tâche[1].

 

L’autre constatation est l’inadaptation de la plupart des grammaires et manuels de vulgarisation disponibles sur le marché. Soit ils reprennent les errances des méthodes prétendument pédagogiques et sont quasiment inexploitables (emploi de l’alphabet phonétique, par exemple : quel intérêt d’utiliser l’alphabet phonétique dans des manuels de vulgarisation destinés à un public ne connaissant que le langage « SMS » ? pourquoi ne pas enseigner la langue française en lapon ?) ; soit, ils sont excellents, comme Le Bon usage de Maurice Grevisse, mais réservés à une élite maîtrisant parfaitement la langue française.

 

Ce petit Abrégé n'a d'autre prétention que de donner les éléments de base indispensables pour pouvoir faire des études dans l'Enseignement supérieur. Il évoluera immanquablement avec le temps ; nous avons voulu aller au plus pressé et présenter les règles d'orthographe essentielles.

La meilleure méthode de travail, bien sûr, est d'apprendre par cœur non seulement les règles mais également les exceptions[2].

Dans certains milieux et sections, de façon endémique, les jeunes bacheliers ne possèdent que cinq cents mots de vocabulaire, alors qu'un chien savant est capable de reconnaître plus de six cents mots et que le perroquet Jaco (Psittacus erithanus) utilise et comprend huit cents mots qu’il peut assembler.

Notre souhait n'est pas que l’Université produise des chiens savants, mais des étudiants non seulement connaissant leur langue, mais encore la maîtrisant parfaitement. Certes, la langue n’est pas la seule condition d’une bonne formation supérieure ; elle en reste néanmoins « la condition nécessaire et non suffisante ».

 

  

SOMMAIRE

 

 

 

 

Introduction                                                                                     Page 2

 

 

 

Première Partie : La Phrase et ses Composants                                Page 4

 

 

 

Deuxième Partie : La Phrase sous ses Différentes Métamorphoses.  Page 18

 

 

 

Troisième Partie : Le Mot et les Règles Orthographiques.                Page 21

 

 

 

 

TABLE DES MATIERES                                                                Page 26

 

 


 

Première Partie : LA PHRASE ET SES COMPOSANTS

 

 

1) Phrases et propositions.

 

Une phrase est un ensemble, un groupe de mots qui exprime un sens complet. Les propositions et les groupes de mots expriment également un sens, mais celui-ci ne se suffit généralement pas à lui-même.

Une proposition est un groupe de mots qui comprend un verbe à un mode généralement personnel, mais qui est seulement une partie d'une phrase. Exemple : « nous ne savons pas où ils l’ont laissé ».

L’ordre des mots revêt une importance capitale, puisque c’est lui qui va donner un sens à la phrase.

L'ordre classique des mots est le suivant : sujet, verbe, complément d'objet direct, attribut, complément d'objet indirect, compléments circonstanciels.

L'élément central est le sujet, et tout ce qui se rapporte à ce dernier est appelé prédicat.

 

2) Sujet et Prédicat.

 

Toute phrase comprend donc deux parties : le sujet et le prédicat.

Le sujet est l'être (Esprit, homme, animal), ou la chose[3] dont on parle.

Le prédicat est tout ce qui est dit du sujet, à commencer par le verbe.

 

                                    Sujet                           Prédicat

 

                                    Je                                 cours

            Ce merveilleux cadeau                        est envoyé à tous les gagnants.

 

 

Le prédicat peut prendre la forme d'une question : « dois-je partir ? »

Mais il peut prendre également la forme d'un ordre : mettez-vous au travail. Dans ce dernier cas, le sujet est souvent sous-entendu, c'est-à-dire qu'il n’est pas exprimé.

 

                                    Sujet                           Prédicat

                       

                                    Je                                 dois partir ?

            Vous (sous-entendu)                           allez à Paris !

 

 

3) Les Parties du Discours (les différentes sortes de mots).

 

Les parties du discours, encore appelées espèces ou sortes de mots, sont les différentes catégories dans lesquelles on peut classer tous les mots utilisés pour parler ou pour écrire.

On compte neuf sortes ou espèces de mots.

 

Ce sont :

 

I) Les Noms, encore appelés substantifs. Ils désignent les êtres ou les choses : Jean, ami, étudiant, taureau, table, chaise, tableau, etc.

 

II) Les Pronoms sont des mots utilisés à la place d'un nom : je, tu, il, nous, vous, qui, etc.

Jean, écoute-moi, tu penses vraiment réussir ta vie en ne faisant rien ?

Pierre, qui vient ce soir, nous racontera tout.

 

III) Les Adjectifs sont des mots que l'on joint à un nom pour en indiquer la qualité, ou pour en préciser le sens: bon, nombreux, son, bleu, etc.

 

IV) Les Verbes sont des mots grâce auxquels nous pouvons faire une affirmation, poser une action ou donner un ordre à propos de quelqu'un ou de quelque chose. Les verbes expriment une action ou un état : je mange ; entendez-vous ? ; travaillez ! ; etc.

 

V) Les Adverbes : les adverbes sont des mots qui modifient le sens d'un verbe, d'un adjectif ou d’un autre adverbe : je viens immédiatement ; assez bon ; très bien ; la liste de présence comprend notamment les noms et prénoms des étudiants.

 

VI) Les Prépositions : ce sont des mots qui introduisent un nom ou un pronom pour en montrer le rapport avec le reste de la proposition. Exemple : de, avec, par, etc.

« Je partirai en vacances avec mon ami Pierre… nous passerons par Saint-Laurent-en-Royans ».

 

VII) les Conjonctions : elles relient l'ensemble des phrases, des propositions ou des groupes de mots : et, mais, parce que, or, etc.

« La vie d'étudiant est difficile mais nous réussirons parce que nous en avons la ferme volonté ».

 

VIII) Les Interjections : elles ont pour finalité d'exprimer dans une phrase un sentiment ou un état de pensée comme : oh !, ah !, hélas !, hein !, eh !, eh bien !, hé !, etc.

 

IX) Les Articles : ils sont de plusieurs sortes et se rapprochent des adjectifs dans la mesure où ils déterminent le nom, précisent son genre et son nombre.

Il existe l'article défini comme le, la, les ;

Mais également l’article indéfini comme un, une.

L'article peut indiquer également une quantité généralement indéterminée on parle souvent dans ce cas d'article partitif ; exemple : du, de, notamment lorsque l'on dit : je mange du pain, je reçois de l'argent… etc.

 

Très souvent, il s’avère nécessaire de déterminer la nature d'un mot : pour ce faire, il faut le qualifier c'est-à-dire considérer sa fonction dans la phrase. En effet certains mots, qui ont la même orthographe (appelés homophones), sont toutefois différents ; et c'est la place qu'ils occupent dans la phrase qui permet de les différencier.

- Ainsi les mots peuvent être à la fois des noms et des adjectifs, comme : rose (la couleur et la fleur), fidèle, etc.

- Ils peuvent être noms ou verbes : devoir, repentir, habitant, etc.

- Ils peuvent être verbes et prépositions : durant, pendant, etc.

- Ils peuvent être adjectifs et adverbes : bon, haut, etc.

- Ils peuvent être adverbes ou prépositions : avant, après, etc.

 

Mais il arrive qu'un même mot relève de plusieurs espèces ; l'exemple classique est le mot « que », qui peut être :

 

- un adverbe exclamatif : que d'eau !

- Une conjonction : je prétends que Jean est ici.

- Un pronom interrogatif : que dit-il ?

- Un pronom relatif : c'est le stylo que je veux.

 

La connaissance de sa nature nécessite sa « mise en situation » ; c’est-à-dire que nous sommes contraints à nous poser les questions suivantes :

 

1) Le mot désigne-t-il quelque chose ou quelqu'un ? Alors c'est un nom.

 

2) Le nom qui a été mentionné précédemment peut-il être substitué à ce mot sans changer le sens ? Alors c'est un pronom.

 

3) Le mot répond-il à l'une des questions : « de quelle sorte ? », « comment ? »,

« combien ?», « lequel ? », se rapportant à un nom ? Alors c'est un adjectif.

 

4) Le mot affirme-t-il quelque chose, pose-t-il une question ou exprime-t-il un ordre ? Alors c'est un verbe.

 

5) Répond-il aux questions « comment ? », « quand ? », « où ? », se rapportant à un verbe ou à un adjectif ? Alors c'est un adverbe.

 

6) Le mot est-il placé devant un nom ou un pronom pour montrer sa relation avec le reste de la proposition ? Alors c'est une préposition.

 

7) Le mot relie-t-il deux phrases, deux propositions ou deux groupes de mots ? Alors c'est une conjonction.

 

Afin de bien comprendre et d’assimiler ce qui vient d'être dit. Prenons la phrase suivante et analysons-la :

 

« Le maçon tomba brusquement du haut mur et ne se releva plus, hélas ! ».

 

 

 

 

Mot

Signification du Mot

Nature du Mot

 

 

 

Le

Précise le sens du mot "maçon". Indique qu'il s'agit d'un

Article Défini

 

maçon dont on a déjà parlé.

 

 

 

 

Maçon

C'est le nom d'un être.

Nom

 

 

 

Tomba

Indique une action. Fait une affirmation au sujet du maçon.

Verbe

 

 

 

Brusquement

Modifie le verbe "tomba". Indique comment il est tombé.

Adverbe

 

 

 

Du

Placé devant le nom "mur". Indique la relation entre

Préposition

 

Le mur et le mouvement du maçon.

 

 

 

 

Haut

Ajoute quelque chose au sens du nom "mur".

Adjectif

 

Précise comment était ce mur.

 

 

 

 

Mur

Désigne un objet.

Nom

 

 

 

Et

Relie deux propositions.

Conjonction

 

 

 

Ne…..Plus

Modifie le verbe "se releva".

Adverbe

 

Indique comment il s'est relevé : plus du tout.

 

 

 

Se releva

Fait une affirmation sur le maçon. Exprime une action.

Verbe

 

 

 

Hélas

Exprime un sentiment.

Interjection

 

                                                           

4) Détail des éléments du discours.

 

A) Les Noms.

 

On peut distinguer :

 

(1) Le nom propre désigne un être ou une chose particulière : « Jean », « Toulouse »,  « Noël », « Pâques ».

 

(2) Le nom commun est le nom que tous les êtres ou toutes les choses d'une même catégorie ont en commun : « frère », « ville », « ami », « épouse », etc.

 

(3) Le nom collectif désigne un certain nombre de personnes ou de choses qui forment un ensemble : « troupeau », « foule », « communauté », « assemblée », « réunion », etc.

 

(4) Le nom abstrait désigne une qualité, un état ou une action que l'on considère indépendamment de la personne ou de la chose dans laquelle elle s'incarne : « sagesse »,     « paix », « baptême », etc.

 

B) Les Pronoms.

 

Il y a six sortes de pronoms :

 

(1) Les pronoms personnels, dont les formes peuvent être toniques[4]moi », « eux »), ou atones[5]je », « te »).

Le pronom personnel est réfléchi lorsqu'il renvoie au sujet : « tu te regardes », « je prends cela pour moi ».

Il existe une forme spéciale pour la troisième personne (« se », « soi ») : « chacun travaille pour soi ».

Le pronom personnel peut être renforcé par « même » : « vous avez vous-même demandé une sanction exemplaire », « j'ai vu l'homme lui-même se comporter comme une bête ».

 

(2) Les pronoms démonstratifs : « ceci », « celui-ci », « ceux-là »[6], etc.

 

(3) Les pronoms possessifs : « le mien », « les nôtres », « les vôtres », etc.

 

(4) Les pronoms interrogatifs : « qui », « que », « quoi », « lequel ? », etc.

 

(7) les pronoms indéfinis : « aucun », « autre », « chacun », « personne ».

A remarquer les expressions « l’un l’autre », « les uns les autres » que l’on considère comme des pronoms réciproques.

 

(6) les pronoms relatifs : « qui », « que », « quoi », « dont », «  ».

Ils ont pour fonction la jonction d’une proposition subordonnée à un nom ou à un pronom de la proposition principale :

« Le médecin prescrit le médicament qui rétablit la santé ».

Le nom ou pronom représenté est appelé antécédent : « le médicament qui…. »

 

C) Les Adjectifs.

 

Les adjectifs sont classés en sept catégories :

 

(1) Les adjectifs qualificatifs indiquent une qualité et répondent à la question : « de quelle sorte ? ».

Exemple : « une rue étroite » (une rue de quelle sorte ?= étroite), « des hommes bons » (de quelle sorte sont les hommes ? = bons).

 

(2) Les adjectifs numéraux (cardinaux et ordinaux).

Ils sont cardinaux : « un », « deux », « trois », etc.

Ils sont ordinaux lorsqu’ils indiquent une place, une station, un ordre (dans le sens de classification) : « premier », « deuxième », « troisième », etc.

 

(3) Les adjectifs démonstratifs répondent à la question lequel ?, laquelle ?, lesquels, etc. : « ces femmes-ci », « cette maison ».

 

(4) Les adjectifs possessifs : « son », « ses », « notre », « votre », etc.

 

(5) Les adjectifs interrogatifs : « de quelle ville est cet homme ? ».

 

(6) Les adjectifs indéfinis peuvent exprimer une idée de qualitécertain », « quelque », « n'importe quel »), de quantitéchaque », « plusieurs », « tout »), ou encore l'identité ou la différencemême », « autre »).

 

(7) L'adjectif relatif « lequel », est utilisé lorsque l'antécédent est repris dans la proposition subordonnée relative : « on a entendu trois témoins, lesquels on dit… ».

 

Pour l'adjectif qualificatif, on compte trois degrés:

 

a) le degré positif, qui est la forme simple: juste (une sentence juste).

 

b) le degré comparatif, qui peut être :

- de supériorité : plus juste.

- d'égalité : aussi juste.

- d'infériorité : moins juste.

 

c) Le superlatif qui peut être :

- relatif : le plus juste (supériorité), le moins juste (infériorité).

- absolu : très juste.

 

Il convient de remarquer qu'il existe trois comparatifs particuliers : bon, petit, mauvais.

 

          

Bon          =>               meilleur             =>                 le meilleur

 

Petit         =>               moindre             =>                 le moindre

 

Mauvais    =>                pire                    =>                le pire

 

 

 

Un adjectif peut être utilisé comme épithète ou comme attribut.

 

L'Adjectif Épithète est placé à côté du nom, sans que cela constitue une phrase complète :

« un mendiant aveugle ».

 

L'Adjectif Attribut est joint au nom par l'intermédiaire d'un verbe. Ce groupe constitue une phrase complète :

« Le mendiant est aveugle », « je le crois aveugle ».

 

D) Les Verbes.

 

Il existe deux sortes de verbes :

 

(1) Les verbes transitifs, qui expriment une action qui s'accomplit sur une personne ou une chose différente du sujet : « je mange », « je prends ».

Ces affirmations ne sont pas complètes : en effet, le nom de la personne ou de la chose affectée par l'action doit être précisé, pour que la phrase soit complète. La personne ou la chose affectée par l'action du verbe s'appelle le complément d'objet, qui peut être direct : « je mange un croissant », « je prends une pomme ». Le complément d'objet peut également être indirect : « j'obéis à mon père ».

 

(2) Les verbes intransitifs indiquent une action qui reste limitée au sujet, sans qu'il y ait besoin d'un objet. La phrase est, en elle-même, complète : « je reste », « le soleil brille », « il pleut ».

 

On distingue également :

(1) les verbes d'action au sens large du terme.

(2) les verbes d'état, sont toujours intransitifs, et introduisent souvent un attribut du sujet. Cet attribut peut être :

 

a) un nom : « il est le professeur ».

b) un pronom : « si j'étais vous ».

c) un adjectif : « il est bon ».

 

Un certain nombre de verbes introduisent un attribut du sujet : « être », « paraître »,  « sembler », « devenir », « se faire », « se montrer », etc.

Il convient de signaler également le cas de l'attribut de l'objet, introduit par un verbe comme « croire », « juger », « apprendre », « appeler », « choisir », « élire », « avoir », etc. :

« Je t'appelle Pierre », « je le crois honnête ».

L'attribut peut être introduit par une préposition : « il est considéré comme un honnête homme », « on l'a choisi pour président ».

Il est important de distinguer soigneusement l'attribut du sujet et le complément d'objet. L'attribut du sujet renvoie à la même personne ou chose que le sujet, et le complément d'objet à une personne ou chose différente du sujet. Exemples :

« Je reste infidèle » : ici nous sommes en présence d'un attribut du sujet.

« Je choisis un fidèle » : c'est à un complément d'objet que nous avons affaire ici.

 

C) Les Adverbes.

 

Il y a six sortes d'adverbes :

 

(1) Les adverbes de manière : ils répondent à la question « comment ? ».

Exemple : « il réfléchit sagement » (il réfléchit comment ? = sagement).

 

(2) Les adverbes de temps : ils répondent à la question « quand ? ».

Exemple : « je suis venu hier ».

 

(3) Les adverbes de lieu : ils répondent à la question « où ? ».

Exemple : « elle est venue ici ».

 

(4) Les adverbes de quantité, encore appelés adverbes d'intensité. Ils modifient un adjectif ou un autre adverbe : « trop vite », « très lentement », « presque aussitôt », « il est assez grand ».

Certains de ces adverbes peuvent aussi modifier un verbe, exemple : « je l'aime beaucoup ».

 

(5) Les adverbes interrogatifs : « comment ? », « pourquoi ? », « où ? », « combien ? », etc.

Il convient également de rajouter la locution adverbiale « est-ce que ? ».

 

(6) Les adverbes d'opinion. Ils indiquent l'affirmation ou la négation: « oui », « certains », « non », « ne ... pas », « ne... jamais ».

 

 

Comme pour l'adjectif qualificatif les adverbes ont également des degrés : « sagement », « plus sagement », « le plus sagement ».

 

 

On notera également les formes particulières :

           

 

            Beaucoup           =>                 plus (ou : davantage)        =>               le plus

 

            Bien                    =>                 mieux                               =>               le mieux

 

            Mal                     =>                 plus mal, pis                     =>               le plus mal, le pis

           

            Peu                     =>                 moins                                =>               le moins

 

 

 

5) Généralités sur les modifications ou flexions de la structure des mots.

 

Les noms, les adjectifs, les pronoms et les verbes sont susceptibles de subir certains changements de forme. Ils ont donc une partie fixe et une partie variable. La partie fixe du mot s'appelle le radical ou thème, et la partie variable la terminaison ou désinence. Il convient de distinguer le radical d'un mot de sa racine, élément irréductible. Elle est obtenue après élimination de tous les éléments de formation, suffixes, préfixes et altérations de la prononciation. Elle exprime le sens fondamental commun à plusieurs mots.

Pour exemple pour le verbe aimer :

Aimer a pour radical « aim-» le verbe aimer est de la même racine que les mots « amour », « ami », « amateur », la racine est « AM ».

On appelle flexion l'ensemble des changements de terminaison que peut subir un mot. La flexion des noms, pronoms et adjectifs s'appelle aussi déclinaison et celle des verbes conjugaison[7]. La flexion, ou modification de la structure des mots, est importante en français ; mais elle concerne essentiellement les verbes.

Pour les autres mots que les verbes, c'est-à-dire les noms, les pronoms et les adjectifs, on trouve la flexion uniquement pour exprimer le nombre et le genre :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

a) Le nombre :

 

                   Singulier                                                           Pluriel    

 

                     Château                                                             Châteaux

 

Cheval                                                             Chevaux

 

Ciel                                                                    Cieux

 

Petit                                                                   Petits

 

Le                                                                       Les

 

b) Le genre :

 

. La langue française comprend deux genres : le masculin et féminin, mais la distinction ne correspond pas toujours à la différence de sexe pour les êtres animés

 

                                 Masculin                                         Féminin

 

         Petit                                               Petite

 

         Maître                                             Maîtresse

 

         Lecteur                                           Lectrice

 

         Le                                                     La

 

6) La Flexion des Verbes.

 

La langue française comprend trois groupes de verbes, qui se distinguent par leur terminaison à l'infinitif.

 

(1) Au premier groupe les verbes font « -er » à l'infinitif et ont, comme terminaison à la première personne du présent de l'indicatif, la lettre « e » :

- « Aimer », « j'aime » ;

- « Manger », « je mange » ;

- « Pleurer », « je pleure », etc.

 

(2) Les Verbes du deuxième groupe ont la désinence « -ir » à l'infinitif et se terminent par « s » à la première personne du singulier de l'indicatif ; de plus, à certaines formes comme au participe présent, ils prennent le suffixe «iss » :

- « Finir », « je finis », « finissant ».

 

(3) Le troisième groupe comprend essentiellement des verbes irréguliers.

On trouve des verbes en « -ir», qui, pour autant, ne présentent pas les formes «is» et « iss » :

« Courir », « je cours », « courant ».

On rencontre également les verbes en «-oir » :

- « Voir », « je vois » ;

- « Recevoir », « je reçois » ;

- « Valoir », « je vaux ».

Il existe également des verbes en «-re» :

- « dire », « je dis » ;

- « rendre », « je rends » ;

- « rompre », « je romps ».

Le verbe irrégulier « Aller », malgré sa terminaison en « er », appartient au troisième groupe : à la première personne de l'indicatif il s'écrit « je vais ».

Tous les verbes du troisième groupe prennent, à la première personne de l'indicatif présent, un « s » : je cours, je vois, je dis, je rends, etc.

On qualifie souvent la troisième conjugaison comme « morte », par opposition à la première et à la deuxième conjugaison, dites « vivantes », car ces dernières s'accroissent continuellement par la création de nouveaux mots. Exemple : téléphoner, survoler, amerrir, etc.

 

Les verbes du premier et du deuxième groupe se conjuguent selon le modèle des verbes aimer et finir.

 

Verbe du Premier Groupe                                 Verbes du Deuxième Groupe

 

Aimer                                                                          Finir

 

 

j'aime                                                                              je finis

 

tu aimes                                                                          tu finis

 

il, elle, aime                                                                    il finit

 

nous aimons                                                                   nous finissons

 

vous aimez                                                                     vous finissez

 

ils, elles, aiment                                                              ils finissent

 

Les trois premières formes sont du singulier et, bien évidemment, les trois dernières du pluriel.

 

« Je » et « nous » indiquent que la personne qui parle fait l'action ; ce sont les pronoms de la première personne.

 

« Tu » et « vous » indiquent que la personne à qui on parle fait l'action ; ce sont les pronoms de la deuxième personne.

 

« Il (s) », ou « elles (s) », indiquent que la personne dont on parle fait l'action ; ce sont les pronoms de la troisième personne.

 

À côté de ces formes personnelles il existe des verbes impersonnels, c'est-à-dire qui ne sont pas utilisés à la première et à la deuxième personne mais seulement à la troisième personne du singulier : ce sont les verbes pleuvoir, venter, grêler, neiger, tonner etc. Ils expriment des phénomènes naturels et on écrira : « il pleut », « il vente », « il grêle », « il neige », « il tonne », etc.

Mais ils peuvent également exprimer des affirmations morales comme convenir, falloir, etc. on écrira « il convient », « il faut », « il importe », « il est permis », « il y a ... », etc.

 

7) Les Temps des Verbes.

 

Deux choses peuvent être indiquées par les temps du verbe.

D'abord ce peut être le moment auquel une action a lieu dans le temps (au moment présent, dans le passé, dans l'avenir).

Ensuite ce peut être l'état ou la nature de l'action (sa durée, son achèvement, son résultat, sa répétition, etc.). Dans ce cas on parle de l'aspect du verbe.

D'une manière générale, les temps expriment l'action dans sa totalité et ont une valeur strictement temporelle.

La notion d'aspect intervient au passé pour distinguer l'imparfait (action qui durait ou se répétait dans le passé) du passé simple (action qui a eu lieu à un moment déterminé du passé).

D'autre part les verbes « avoir » et « être » sont employés comme verbes auxiliaires dans les temps composés.

On appelle auxiliaires les verbes qui, en dehors de leur sens propre[8], sont utilisés pour la conjugaison des autres verbes.

Le verbe « avoir » sert à former les temps composés des verbes transitifs et de la plupart des verbes intransitifs.

Le verbe « être », quant à lui, sert à former les temps composés de quelques verbes transitifs et de tous les verbes pronominaux ainsi que tous les temps de la forme passive.

 

  1. a)Les temps et leur emploi dans la conjugaison.

 

Emploi des temps de l’indicatif

 

Présent                       Action qui se passe à l'heure actuelle, au moment présent.

J'aime ; je finis.

 

Imparfait                    Action qui se répétait ou qui durait dans le passé.

J’aimais ; je finissais.

 

Passé simple               Action qui s'est produite à un moment déterminé du passé.

J'aimai ; je finis.

 

Passé composé           Action terminée dans le passé.

J'ai aimé ; j’ai fini.

 

Passé   Action passée qui s'est produite aussitôt avant

J'eus aimé ; j’eus fini.     une autre action passée

 

Plus-que-parfait        Action passée qui s'est produite avant une autre action passée            

J'avais aimé; j’avais fini          

 

Futur                             Action qui aura lieu où pourra avoir lieu dans l'avenir

J'aimerai; je finirai.

 

Futur antérieur            Action future qui se produira avant une autre action future.

J’aurai aimé ; j’aurai fini.

 

Emploi des temps du subjonctif

 

Présent                       Correspond au présent et au futur de la proposition principale

Que j'aime                   Exemple : il désire que j'aime mes amis.

 

Imparfait                    Correspond à l'imparfait, au passé, au plus-que-parfait, et au

Que j'aimasse            conditionnel présent de la proposition principale.

                                    Exemple : il désirerait que j’aimasse les enfants !

 

Passé                           Correspond au présent et au futur de la proposition

Que j’aie aimé            principale.

                                    Exemple : il souhaitera que j’aie aimé cette visite.

 

Plus-que-parfait       Correspond à un temps passé (imparfait, plus-que-parfait) de    

Que j’eusse aimé        la proposition principale.

                                    Exemple : il avait espéré que j'eusse aimé son livre.

 

Emploi des temps du conditionnel

 

Présent                       C'est une action, possible, réalisable dans l'avenir ce dernier lié à une

J'aimerais                     condition                                 Exemple : si j'avais de l'argent, j'aimerais acheter une maison.

 

Passé 1re forme           C'est une condition pour un fait irréel dans le passé.

J'aurais aimé               Exemple : si mon frère avait été là, je l'aurais aimé.

 

Passé 2e forme           Même emploi que pour le passé première forme                    

J'eusse aimé                 Exemple : s'il n'avait pas été insupportable, j'eusse aimé le voir.

 

Emploi de l'impératif

 

Présent                       Exprime un ordre, un conseil, une supposition, un jeu, un désir.

Aime                           Exemple : aime ton prochain.

Aimons

Aimez

 

Passé                                       Il a une valeur de futur accompli.

Aie aimé

Ayons aimé

Ayez aimé

 

8) Les Voix des Verbes.

 

Afin d'indiquer si le sujet fait l'action ou s'il la subit, ou s'il est lui-même l'objet de l'action, le verbe prend des formes spéciales que l'on appelle les voix. Il y a trois voix : la voix active, la voix passive et la voix pronominale.

 

La voix active. Dans cette voix le sujet fait l'action. Exemple : « le pilote conduit la voiture ».

 

La voix passive. Ici le sujet subit l'action. Exemple : « la voiture est conduite par le pilote »

 

On observera que, lorsqu'une phrase active est mise au passif, le complément d'objet[9] du verbe actif devient sujet du verbe passif, et le sujet du verbe actif devient le complément d'agent[10] du verbe passif.

Seuls, les verbes transitifs peuvent avoir une forme passive. Il convient de ne pas confondre avec des formes passives les temps composés avec l'auxiliaire « être » de certains verbes intransitifs. Exemple : « il est admiré » au passif on dira « on l'admire », « il est venu » (actif intransitif).

 

La voix pronominale. C'est le cas où le sujet fait l'action sur ou pour lui-même. Exemple « le cheval se détache ».

Un verbe pronominal peut avoir un sens de réciprocité. C'est-à-dire que plusieurs personnes font l'action l'une sur l'autre. Exemple : « Pierre et Paul ne se sont jamais vus.

Il convient de remarquer que certains verbes pronominaux n'existent qu'à cette forme (« s'emparer », « se repentir ») ou ont un autre sens qu'à la voix active (« s'apercevoir », « se douter »). Dans ces deux cas, le pronom personnel réfléchi n'a aucune fonction grammaticale.

 

9) Les Modes des Verbes.

 

Les modes expriment les diverses manières dont l'action peut être considérée. On dénombre six modes différents :

 

(1) L'indicatif exprime une affirmation dans sa réalité ou pose une question.

Exemple : « il est parti », « le saviez-vous ? ».

 

(2) Le subjonctif exprime une volonté ou une pensée, plutôt qu'un fait réel. C’est le mode du doute. Il est essentiellement utilisé dans les propositions subordonnées.

Exemple : « que le médecin sauve le malade », « afin qu'ils réussissent », « de sorte que tu puisses venir ».

Certaines propositions subordonnées exigent le subjonctif.

 

(3) Le conditionnel présente l'action comme une éventualité ou comme la conséquence possible ou irréelle d'un fait supposé.

Exemple : « il viendrait volontiers », « si j'étais vous, je n'irais pas ».

 

(4) L'impératif présente l'action sous forme d'un ordre, d'une défense, d’un souhait ou d'une prière.

Exemple : « Dépêchez-vous ! », « Ne croyez pas cela ! », « Ayez pitié de moi ! ».

 

(5) L'infinitif exprime l'action en général, sans référence à une personne ou à une chose particulière. C'est un nom verbal.

Comme verbe, il a des voix et des temps, il peut avoir des compléments ou être modifié par un adverbe.

Exemple : « aimer beaucoup les animaux ».

Comme nom, il peut être lui-même le sujet ou le complément d'un autre verbe.

Exemple : « se tromper est humain » (sujet), « il désire manger » (complément d'objet).

On peut obtenir ainsi des expressions nominales d'une certaine longueur : « il désire vivre longtemps encore dans cette petite maison ».

 

(6). Le participe, adjectif verbal, mérite quelques explications.

 

10) Les Participes.

 

Le participe est un adjectif verbal. En tant que verbe, les participes ont des temps et des voix, et ils peuvent avoir des compléments. En tant qu’adjectif, ils peuvent qualifier des noms. Il existe en français le participe présent, qui prend la désinence «-ant » (aimant, finissant), et le participe passé (aimé, aimée, fini, finie). Les participes peuvent également être formés avec des auxiliaires : « ayant aimé » (participe passé actif), « ayant été aimé » (participe passé passif). Le participe passé sert principalement à former les temps composés de l'actif et du passif : « j'ai aimé », « je suis aimé ».

Le participe présent est invariable dès lors qu'il a un complément ou quand il est précédé de la préposition « en »[11]. Il est variable lorsqu'il est uniquement adjectif. Exemple : « une meute accourait en hurlant », « la meute hurlante accourait ».

Le gérondif, et parfois le participe présent au passé, est l'équivalent d'une proposition subordonnée circonstancielle. Exemple : « en débarquant (quand je débarquais), je le remarquais … ».

L'indicatif, l’impératif, le subjonctif et le conditionnel constituent les modes personnels du verbe, tandis que l'infinitif et le participe en sont les modes impersonnels.

 

11) La Concordance des Temps.

 

La langue française pratique la concordance des temps, c'est-à-dire qu'il s'établit un rapport de dépendance entre le verbe principal et le verbe qui lui est subordonné.

C'est ainsi que le temps du verbe subordonné sera déterminé par le temps propre de l'action qu'on veut exprimer : on parle alors de temps absolu et, par l'attraction logique du verbe principal sur celui du verbe subordonné, on parle de temps relatif.

 

Règles générales :

 

Lorsque le temps de référence est le présent, le deuxième verbe au passé pourra être à l'imparfait, au passé simple, ou au passé composé ; pour l'avenir il se mettra au futur.

Lorsque le temps de référence est à l'imparfait, au passé simple ou au passé composé, le deuxième verbe se mettra au plus-que-parfait ou au passé antérieur ; pour l'avenir, il se mettra au futur du passé.

Lorsque le temps de référence est celui du futur, l'autre verbe revêtira pour le passé la forme du futur antérieur et, pour l'avenir, celle du futur.

Le futur du passé a les mêmes formes que celles du conditionnel présent.

 

          Passé                                   Temps De Référence                      Avenir

 

            Imparfait

 

            Passé simple                           <=        Présent        =>                    Futur

 

            Passé composé

           

           

            Plus-que-parfait                                Imparfait                      

 

                                                            <=       Passé simple         =>      Futur du passé

          Passé antérieur

                                                          Passé composé

 

 

         

            Futur antérieur                     <=        Futur                   =>                   Futur             

 

 

Exemple : « je crois bien qu'il était fou depuis son accident ».

 

- Je crois (temps de référence : présent),

- qu'il était (passé : imparfait).

 

Deuxième Partie : LA PHRASE SOUS SES DIFFERENTES METAMORPHOSES

 

La phrase peut revêtir différentes formes : elle peut être simple, multiple ou complexe.

La phrase simple comprend généralement un seul sujet et un seul prédicat ; c’est donc une proposition indépendante.

Exemple : « la faim fait sortir le loup du bois ».

 

La phrase est multiple lorsqu'elle comprend deux ou plusieurs propositions indépendantes. Ces propositions peuvent être juxtaposées si elles sont simplement placées les unes à côté des autres.

Exemple : « je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu ![12] ».

Mais la phrase multiple peut être dite coordonnée lorsque les propositions sont reliées entre elles par une conjonction.

Exemple : « il sortit et pleura ».

 

La phrase est complexe lorsqu'elle comprend une proposition principale et une ou plusieurs propositions subordonnées qui en dépendent.

Exemple : « il pleura (proposition principale) parce qu'il avait manqué de probité (proposition subordonnée) ».

 

On distingue donc trois sortes de phrases ou de propositions : la proposition indépendante la proposition principale et la proposition subordonnée.

La proposition principale exprime l'idée principale de la phrase et est reliée à une ou plusieurs autres propositions qui lui sont subordonnées.

La proposition subordonnée est dépendante de la proposition principale ou encore d'une autre proposition déjà subordonnée.

Exemple : « j'aimerais que vous me prêtassiez (prêtiez) ce livre pour que je le lise »[13].

On distingue trois catégories de propositions subordonnées :

Les propositions substantives, encore appelées complétives ou interrogatives, les propositions relatives ou adjectives, et les propositions circonstancielles.

 

  1. 1)Les Propositions Substantives.

 

Les propositions substantives sont des propositions subordonnées qui jouent le rôle d'un nom par rapport à la proposition principale :

 

(1) comme sujet : « il est certain qu'il viendra ».

 

(2) comme complément d'objet : « il dit qu'il était roi ».

 

(3) comme attribut : « mon espoir est que vous réussissiez ».

 

(4) comme apposition : « je n'avais pas idée que vous fassiez cela ».

 

Les propositions substantives sont le plus souvent introduites par la conjonction « que »[14]. On les appelle propositions interrogatives indirectes lorsqu'elles sont introduites par un mot interrogatif : « je ne sais pas comment c’est arrivé ».

Le verbe d'une proposition substantive peut être à l'infinitif. On parle alors d'une proposition infinitive : « j'entends le coq chanter ».

Avec les verbes d'affirmation, ce qui est dit peut être rapporté au style direct : les paroles exactes sont reproduites et mises entre guillemets.

Exemple : « il leur dit : « je m'en vais ».

On peut également rapporter ce qui est dit au style indirect : le sens des paroles est conservé, mais leur forme est modifiée (il faut en effet changer les pronoms personnels, les mots possessifs et certains adverbes, et tenir compte de la concordance des temps).

Exemple : « il leur dit qu'il s'en allait ».

Il existe également le style indirect libre ; il présente à la fois les formes du style indirect et le ton du style direct. : « Elle salua son oncle : comment allait-il ? Il ne donnait plus de ses nouvelles ».

 

2) Les Propositions Relatives ou Adjectives.

 

Ce sont les propositions qui jouent le rôle d'un adjectif par rapport à un nom ou un pronom de la proposition principale.

Elles sont introduites par un pronom relatif ou par un adverbe qui prend une valeur relative : « la ville je suis né ».

Les propositions relatives sans antécédent peuvent jouer le rôle de sujet : « qui aime bien, châtie bien » ; elles peuvent également jouer le rôle de complément : « il disait cela à qui voulait l'entendre ».

Les propositions relatives peuvent également prendre une valeur circonstancielle: « l'homme qui aurait la foi serait sauvé » (condition), « ils demandent un miracle qui les fasse croire » (but).

 

3) Les Propositions Circonstancielles.

 

Les propositions circonstancielles sont des propositions qui jouent le rôle d'un adverbe ou d'un complément circonstanciel par rapport à la proposition principale.

 

On classe les propositions circonstancielles dans huit catégories.

 

(1) Les propositions de but ou propositions finales : « il court afin qu'il soit rentré plutôt à la maison ».

 

(2) Les propositions de temps ou propositions temporelles : « il court quand il atteint la route ».

 

(3) Les propositions de lieu ou propositions locatives : « il court où la route est plate ».

 

(4) Les propositions de cause ou propositions causales : « il court parce qu'il est en retard ».

 

(5) Les propositions de conséquence ou propositions consécutives : « il court de sorte qu'il rentre tôt ».

 

(6) Les propositions de condition ou propositions conditionnelles : « il courrait s'il était en retard ».

 

(7) Les propositions de concession ou propositions concessives : « il court bien qu'il soit en avance ».

 

(8) Les propositions de comparaison ou propositions comparatives : « il court aussi vite qu'il peut ».

 

 

 

 

Troisième Partie : LE MOT ET LES REGLES ORTHOGRAPHIQUES[15]

 

1) Le Début du Mot

 

 

L’emploi de « a » et « à » :

 

A sans accent est la troisième personne du singulier de l’indicatif du verbe avoir et peut être remplacé par la forme « avait » ; pierre a mangé, pierre « avait » mangé.

 

A avec accent est une préposition et ne peut être changé par la forme verbale avait ; Pierre a mangé à Paris ; on peut écrire « Pierre avait mangé à Paris » mais en aucune façon « Pierre avait mangé avait Paris »; Pierre, la nuit, à la campagne, a peur (on ne peut pas dire « avait » la campagne par contre on peut dire « avait » peur).

 

 

Les mots commençant par « ab », ne doublent pas la consonne  « b » : abattre, abîme, aboyer, abside, abandon, abord, etc.

Exceptions :

Abbé, abbaye, abbatial, abbesse.

 

Les mots commençant par « ac » prennent deux « c » : accaparer, accablement, accélérer, accord, etc. 

 Exceptions :

Acabit, acajou, acacia, académie, acolyte, acompte, aconit[16], acoquiner[17], acoustique, acariâtre, acariens, âcre, acrobate, acuité et leurs dérivés.

 

Les mots commençant par « acq » ne prennent qu’un « c » : acquit, acquitter, acquérir, etc.

Il en va de même pour les mots commençant par «  act » : acteur, acte, action, actif, etc.

La même règle s’applique lorsque « ac- » se prononce « as » : acide, acier, acétique, acerbe, acéré, etc.

 

Les mots commençant par « ad » prennent un seul « d » : adaptable, adagio, adage, adipeux, adjectif, adjudant, etc.

Exceptions :

Addenda, addition, adduction et leurs dérivés.

 

Les mots commençant par « af » prennent deux « f » : affaire, affût, affront, affranchir, affligé, affamé, etc.

Exceptions :

Afin, Afrique, africain.

 

Les mots commençant par « ag » prennent un seul « g » : agacé, agate, agent, agonie, agriculture, agapes, agenda, etc.

Exceptions :

Agglomérer, agglutiner, aggraver et leurs dérivés.

 

Les mots commençant par « ef » prennent deux « f » : effrayant, effronté, effectif, effondrer, effectuer, effacer, etc.

Une seule exception : éfaufiler

 

Les mots commençant par « of » prennent deux « f » : officier, officiel, offrir, officine, offensif, offrande, etc.

Il n’y a pas d’exception.

 

Les mots commençant par « al » ne prennent qu'un seul « l ».

Exceptions :

 

1) Les mots formés du préfixe Al accolé à un mot commençant par L : alliée (lier), allaiter (lait) allécher (lécher), alléger, alléguée, allouée, allocation, allocution, allongée, allumer et les mots de la même famille.

 

2) Le verbe aller et ses dérivés : l’allée, l’allure.

 

3) Prennent également deux « l » les mots : allégorie, allègre, alléluia, allemand, Allemagne, allergie, alligator, allô, allogène, allusion, une alluvion[18].

 

Les mots commençant par « Hal » prennent un seul « l », haleter, le halo, la halte, un haltère et hâler (dans le sens de brunir).

Exceptions : le hall, la halle, la hallebarde, l’hallali, le hallier, halluciné, ainsi que les mots dérivés. 

 

Les mots commençant par « An » sont en nombre limité. Voici les principaux :

1) an, année, ancêtres, anchois, ancienne, une ancre, andalou, andouille, anfractuosités[19], un ange, angevin, Anjou, angine, anglais, Angleterre, anglicans, (tous les dérivés de anglo-), un angle, une angoisse, angora, anguille, ankylose, une anse, antagonisme, antan[20], Antarctique, antenne, anthologie, anthracite, un anthrax ;

 

2) mots commençant par le préfixe « Anté » signifiant avant, devant : antécédent, antédiluvien, antérieur, antique, antiquaire, etc. ;

 

3) les mots commençant par « anthrop- » [21] : anthropologie, anthropophage, etc.

 

Tous les autres mots qui commencent par le son « an » et ce sont les plus nombreux, s’écrivent « En » : enlacer, enlever, encaissement, encanailler, encapuchonner, etc.

 

Les mots commençant par « An » ne prennent qu'un seul « n » : analyse, ananas, anatomie, anoblir[22], animal, etc.

Exceptions :

Anneau, annelé, annulaire, année, annales, annuel, anniversaire, annexe, annexer, annexion, annihiler, annonce, annonceurs, annoncer, annoter, annotations, annuler, annulation ; et tous leurs dérivés.

 

La plupart des mots commençant par le son « an », s'écrivent « em-» devant les lettres

« b, p, m ».

Exceptions :

Ambages[23], ambassade, ambassadeur, ambiance, ambiguë, ambition, ambivalence, amble[24], ambre, ambroisie, ampère, amphibie , amphithéâtre , amphitryon, ample , ampoule, amputer, et les mots de même famille.

 

Devant les lettres b, m, p, la lettre « n » devient « m ».

Exceptions :

Bonbons, bonbonnes, bonbonnière, embonpoint, néanmoins.

 

Les mots commençant par « am-» ne prennent qu'un seul « m » : amené, amer, American, l'amitié, une amnistie, une amorce, etc.

Exceptions :

L'ammoniac, l'ammoniaque (solution de gaz ammoniac), une ammonite[25].

 

Les mots commençant par « ap- » prennent deux « p » : appuyer, apporter, apparaître, etc.

Exceptions :

Apache, apaiser, apercevoir, apéritif, apiculteur, apitoyer, apeuré, apogée, apologie, apothéose[26], apostrophe, apurer, aplomb, apôtre, âpre, après, aplatir, etc.

 

Les mots commençant par « at-» prennent deux « t » : attraction, atteindre, etc.

Exceptions :

Atavisme, atelier, atermoiement, athée, athlète, atlantique, atmosphère, atome, atone, atour, âtre, atroce, atrophié, Atlantide etc.

Lorsqu'un mot commence par la lettre « e », « é » ou «è » suivi des lettres « b, d, g, j, p, q, t, v, x, », ces dernières ne se doublent jamais : ébauche, éducation, égal, éjecter, épanoui, équateur, état, étanche, événement, évident, examen, exceptions, etc.

De même pour la lettre « r » qui ne se redouble pas lorsque le mot commence par « e ».

Exceptions:

Errance, errant, errata, erratique, erre, errements, erreur, erroné, erronément, errer et tous ses dérivés.

 

Les mots commençant par « souf- » les « suf-» prennent deux « f » :

Souffler, soufflement, soufflerie, souffrance, souffreteux, soufi, etc. ; suffire, suffisance, suffixe, suffoquant, suffoquer, suffrage, suffocation, etc.

Exceptions:

Le soufre et tous ses dérivés.

Les mots commençant par « ham- » ne prennent qu'un «m» : hameau, hameçon, hamac, etc.

Exception :

Hammam.

À noter hanneton qui prend deux « ».

 

Les mots commençant par «  bar- » ne prennent qu’un seul « r » : barbe, baraque, baratte, barbier, barbiche, barbare, etc.

Exceptions :

Barrique, barrir, barre, barrage, barreau, barrer, barricade, barrière, et tous leurs dérivés.

 

Les mots commençant par « com-» prennent deux « m » : commerçant, commerce, commencer, commettre, communiqué, etc.

Exceptions :

Coma, comédie, comédien, comestible, comète, comice, comices[27], comique, comité, et leurs dérivés.

 

Les mots commençant par « mar- » ne prennent qu’un « r » : marabout, marasme, marais, maraîcher, marin, marécage, etc.

Exceptions :

Marraine, marron, marronnier, etc.

 

Les mots commençant par « par- » ne prennent qu’un seul «  r » : parole, paresse, parodie, paroi, paroisse, etc.

Exceptions :

Parrain, parrainage, parricide.

 

 

2) Le Milieu du Mot

 

Les mots orthographiés « rh » sont d'origine grecque et se répartissent en trois racines différentes qui peuvent aussi bien occuper le début du mot que le milieu du mot :

 

- ceux qui ont la racine « rhé » dont le sens est celui de couler : diarrhée, rhumatismes, rhume, rhéostat[28], cathartique[29] et leurs dérivés ;

 

- ceux qui ont la racine «rhino » signifiant nez : la rhinite, rhinocéros, le rhinophyma[30], oto-rhino-laryngologiste, et leurs dérivés.

 

- ceux qui ont la racine «rhétor » (ce qui est lié à l’art oratoire) : le rhéteur, la rhétorique, et leurs dérivés.

 

Il convient toutefois de remarquer qu'un certain nombre de mots ne sont pas tous issus du grec ou des racines ci-dessus étudiées :

Se rhabiller, la rhubarbe, le rhum, le Rhin, rhénan, le Rhône, rhodaniens, les arrhes, une rhapsodie, un rhododendron, une cirrhose, catarrhe[31], catarrheux, la myrrhe.

 

La lettre « s » à l'intérieur d'un mot suit la règle suivante :

- entre deux voyelles un seul « s » donne le son « z » (son dur) : rose, fusil, cousin, etc.

- entre deux voyelles, pour obtenir le son « s » (son doux), il faut redoubler cette consonne : chasse, échassier, bassine, etc.

- entre une consonne et une voyelle, « s » à toujours le son doux « » : la danse, la valse, etc.

Exceptions :

Le parasol, le tournesol, resaler, un soubresaut, etc.

 

3) La fin du Mot

 

 

 

Les mots finissant par « -rête », n’ont qu’un seul exemplaire : arête ;

Tous les autres mots redoublent le « t », le « e » n’étant pas accentué (« -rette ») :

Amourette, barrette, bergeronnettes, burette, curette, lorette, lunette, collerette, etc.

 

Lorsqu'un mot se termine par le son « ri », il s'orthographie :

- « ri » dans : ahuri, amphigouri, bistouri, Canaries, céleri, charivari, émeri, favori, houri, hourvari[32], mari, pari, pilori, etc.

- « rie » : avarie, bain-marie, barbarie, carie, curie, minoteries, prairies, série, etc.

- « ris » : coloris, souris.

- « rix » : perdrix, prix.

 


 

TABLE DES MATIERES

 

Introduction                                                                                     page 2

Sommaire                                                                                        page 3

Première Partie : La Phrase et ses Composants                              page 4

 

1) Phrases et propositions                                                                page 4

2) Sujet et Prédicat                                                                           page 4

3) Les Parties du Discours (les différentes sortes de mots)              page 4

I) Les Noms                                                                                                                page 4

II) Les Pronoms                                                                                                        

III) Les Adjectifs                                                                                                      

IV) Les Verbes                                                                                                         

V) Les Adverbes                                           

VI) Les Prépositions                                                                                                 

VII) les Conjonctions                                                                                               

VIII) Les Interjections                                                                                             

IX) Les Articles                                                                                                        

4) Détail des éléments du discours.                                                                          

A) Les Noms.                                                                                                            

(1) Le nom propre                                                                                                    

(2) Le nom commun

(3) Le nom collectif

(4) Le nom abstrait

B) Les Pronoms.

(1) Les pronoms personnels

(2) Les pronoms démonstratifs.

(3) Les pronoms possessifs.

(4) Les pronoms interrogatifs 

(7) les pronoms indéfinis

(6) les pronoms relatifs 

C) Les Adjectifs.

(1) Les adjectifs qualificatifs

(2) Les adjectifs numéraux (cardinaux et ordinaux).

(3) Les adjectifs démonstratifs

(4) Les adjectifs possessifs.

(5) Les adjectifs interrogatifs

(6) Les adjectifs indéfinis

(7) L'adjectif relatif

L'Adjectif Épithète

L'Adjectif Attribut

D) Les Verbes.

(1) Les verbes transitifs

(2) Les verbes intransitifs

C) Les Adverbes.

(1) Les adverbes de manière

(2) Les adverbes de temps

(3) Les adverbes de lieu

(4) Les adverbes de quantité

(5) Les adverbes interrogatifs

(6) Les adverbes d'opinion

 

5) Généralités sur les modifications ou flexion, de la structure des mots.

 

6) La Flexion des Verbes.

(1) Les verbes du premier groupe

(2) Les Verbes du deuxième groupe

(3) Les verbes du troisième

7) Les Temps des Verbes.

 

8) Les Voix des Verbes.

La voix active

La voix passive

La voix pronominale

9) Les Modes des Verbes.

 

(1) L'indicatif

(2) Le subjonctif

(3) Le conditionnel

(4) L'impératif

(5) L'infinitif

(6) Le participe,

10) Les Participes.

11) La Concordance des Temps.

 

Deuxième Partie : La Phrase sous ses Différentes Métamorphoses.   Page 18

1) Les Propositions Substantives

2) Les Propositions Relatives ou Adjectives.

3) Les Propositions Circonstancielles.

 

Troisième Partie : Le Mot et les Règles Orthographiques.                 Page 21

 

  1. 1)le Début du Mot
  2. 2)Le Milieu du Mot
  3. 3)La Fin du Mot


 

 

 

Bibliographie sommaire

 

 

 

 

Dictionnaire Quillet de la langue française, éd. Quillet 1948.

 

Dictionnaire de la langue française, Paul-Émile Littré, éd. Le club du livre 1956.

 

Le Littré, dictionnaire de la langue française en un volume, éd. Hachette 2000.

 

Dictionnaire grec français, A. Bailly, éd. Hachette 1959.

 

Dictionnaire illustré latin-français, F. Gaffiot, éd. Librairie Hachette 1934.

 

Larousse universel en deux volumes, éd. Librairie Larousse 1922.

 

Nouveau dictionnaire des synonymes, éd. Librairie Larousse 1977.

 

Dictionnaire étymologique, éd. Librairie Larousse 1964.

 

Maurice Grevisse, Le Bon Usage, André Goosse, éd. De Boeck Duculot 2001.

 

Le petit Grevisse, Grammaire française, éd. De Boeck Duculot 2009.

 

E et O. Bled, Cours d'Orthographe, éd. Hachette 1967.

 

Le nouveau Bescherelle, l’Art de conjuguer, éd. Hatier 1980.

 

Le Nouveau Bescherelle, La grammaire pour tous, éd. Hatier 1984.

 

Le Français Pour Ceux Qui Le Savent, Charles Pagot, Paris 1927-1931.

 

« Grammaire française »  titre, auteur, date, inconnus, polycopié, faculté des lettres classiques Aix en Provence.



[1] Le public commence à prendre conscience du désastre : 65% des personnes interrogées considèrent l’Education nationale et les instituteurs comme responsables de l’illettrisme des bacheliers.

[2] Pour la première partie de notre travail, nous avons repris le canevas d’un polycopié anonyme remarquable que nous nous étions procuré, il y a de cela fort longtemps, lors de nos études en lettres classiques, et dont nous ne possédons hélas, qu’une version incomplète.  

[3] On entend généralement par chose tout ce qui n'est pas animé; en ce sens, le terme est quelque peu différent de l'acception qu'il a en Droit.

[4] Qui marque le ton (accent tonique), sur qui porte l’accent (on élève la voix).

[5]Inaccentué, qui n’est pas accentué ; on parle ainsi de formes atones et toniques des pronoms.

[6] Il convient de remarquer que ceux-ci, celui-ci concernent les êtres ou les choses (le mot, les mots) qui sont les plus près, alors que celui-là, cela, ceux-là désignent les êtres ou les objets les plus éloignés. Exemple : Pierre et Paul sont dans un bateau, celui-ci tombe à l'eau, celui-là le sauve de la noyade. Celui-ci, c'est Paul et celui-là, c'est Pierre.

[7] On appelle morphologie l’étude des formes des mots, et syntaxe l'étude de l'arrangement des mots dans la phrase.

[8] Le verbe être est par principe un verbe « d’état ».Je suis ; je suis grand (exprime un état). Le verbe avoir exprime la possession. J’ai une maison (je possède une maison) .les verbes être et avoir n’appartiennent à aucun groupe.

[9] Le complément d'objet désigne l'être ou l'objet sur lequel s'exerce l'action du sujet ; il accompagne un verbe transitif direct. Pour le reconnaître il faut poser les questions « qui ? », « quoi ? » après le verbe. Lorsqu'il est indirect il désigne également l’être ou l'objet sur lequel s'exerce l'action du sujet, mais par l'intermédiaire d'une préposition.

[10] Le complément d'agent désigne celui qui fait l'action subie par le sujet. Il est introduit par la préposition de ou par. Il accompagne un verbe passif. Pour le reconnaître il faut poser des questions par qui ?, de qui ?

[11] On emploie aussi le terme gérondif. Forme verbale en « -ant » toujours invariable, généralement précédée de la préposition « en », qui exprime un complément circonstanciel de moyen, de temps, de cause, etc. « en chantant », « c’est en forgeant qu’on devient forgeron ».

[12] « Veni, vidi, vici ! » célèbre « exclamation » de Jules César au retour de la guerre terminée en cinq jours contre Pharnace, fils de Mithridate.

[13] Avec cette phrase, nous avons un exemple de la concordance des temps. Le temps de référence de la proposition principale est le présent du conditionnel, celui de la proposition subordonnée est au subjonctif imparfait.

[14] Encore appelées propositions complétives.

[15] Pour maîtriser l’orthographe il faut apprendre la règle et connaître les exceptions.

[16] Herbe vénéneuse utilisée en pharmacie comme calmant.

[17] Verbe transitif.

[18] Alluvion est un nom féminin au même titre qu'allergie.

[19] Détour, inégalité, irrégularité, cavité d'un terrain, d'une montagne.

[20] Vient du latin « ante » qui signifie avant et « annus » l’année, signifie l'année précédente et au sens figuré autrefois, « les neiges d'antan ».

[21] Anthropo- vient du grec Anthropos signifiant homme, ainsi que Andros qui a donné André, Alexandre.

[22] Ne pas confondre anoblir, qui est l’acte de conférer à quelqu’un la noblesse, et ennoblir qui s’emploie uniquement dans un sens figuré, pour dire que quelqu’un ou quelque chose a un caractère de noblesse.

[23] Nom féminin pluriel employé dans l'expression sans ambages signifiant sans détours.

[24] Se dit de l'allure d'un cheval, notamment, qui lève en même temps les deux jambes du même côté.

[25] Une ammonite est un mollusque fossile à coquille enroulée, assez commune dans les terrains sédimentaires.

[26] L'apothéose déification qui était, dans l'Antiquité romaine, réservée à l'empereur au moment de son décès. Au sens figuré, ce sont des honneurs extraordinaires rendus à un homme.

[27] Du latin « comitia » désigne l’assemblée du peuple pour élire les magistrats, employé, dans ce cas, au pluriel: « comices » ; au singulier, société libre formée par des agriculteurs, éleveurs, etc. : « comice agricole ».

[28] Rhéostat nom masculin (du grec « rheos », courant ; et du latin « stare », être debout, être immobile) il s'agit d'un appareil permettant d'intercaler dans un circuit électrique des résistances qui en modifieront l'intensité.

[29] Cathartique est un adjectif qui vient du grec « catharsis » signifiant purgation, qui purgent légèrement. Utilisé aussi bien en théologie, en philosophie ou en médecine.

[30] Le rhinophyma, du grec « ris » nez et « phuma » tumeur, est une hypertrophie, quelquefois considérable, du nez, due à l'épaississement de la peau et au développement des glandes sébacées souvent liée à une acné hypertrophique ou éléphantiasique et à une rosacée. Concernant essentiellement les hommes c’est une maladie donnant un aspect disgracieux au nez, qui n’est liée en aucun cas à l’alcoolisme.

[31] Catarrhe nom masculin (du grec « kata », en bas ; « réau » je coule) donnée par les anciens à toutes les inflammations aiguës ou chroniques des muqueuses, avec hypersécrétion des glandes de la région enflammée.

[32] Hourvari : cri de chasse pour rappeler les chiens en défaut ; grand bruit, tumulte, grand tapage.